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Limiter la procrastination en optimisant son temps au quotidien

La procrastination Kesako ?


La procrastination est la tendance à remettre au lendemain, à ajourner, à temporiser.

Ce fameux « je vais le faire » qu’on connait tous, qui ne permet pas de rayer la tâche de la to-do list et qui par contre augmente notre charge mentale . Dire que l’on va effectuer une action signifie devoir désormais penser à ne pas oublier de la faire.


Alors oui, « Ne remettons pas à demain ce que nous pouvons faire à la minute même »

« Ce qui est fait n’est plus à faire" : cela parait si évident à lire.


Etant aujourd’hui sur-stimulés de toute part, il est très facile de se laisser prendre au piège de la procrastination. Toutes les raisons sont toujours bonnes pour remettre à plus tard.

On est tous procrastinateur à un moment ou à un autre, abandonnant ce qu’on est en train de faire dès que l’on est stimulés par quelque chose qui nous intéresse. Tout est une question d’intérêt, de plaisir.


On associe fréquemment la procrastination à un manque de motivation ou de discipline.

Ce n’est pourtant pas nécessairement un défaut que d’être procrastinateur. Cela montre notre curiosité, notre appétence à s’intéresser à ce qui nous entoure, à être ouvert d’esprit : tout nous stimule.

Le problème, c’est que cette facilité à procrastiner va avoir un impact conséquent sur notre charge mentale qui va s’en retrouver nettement amplifiée.

La procrastination est donc épuisante puisqu’elle implique de devoir penser à tout tout le temps et ne permet jamais à notre cerveau de se reposer.

A trop procrastiner, le risque c'est de finir par se sentir submergés, d’avoir des to-do lists à rallonge et donc décourageantes. Le cercle vicieux est alors enclenché : on reporte d’autant plus ces tâches à effectuer que la liste est longue. Il devient alors difficile de se sortir de ce cercle vicieux.

On se couche alors épuisé; débordé avec la triste sensation de n’avoir rien fait de la journée alors que l’on n’a pas arrêté.


Il existe pourtant des systèmes pour avoir une meilleure gestion du quotidien.



Le temps est lié à l'énergie



Selon la théorie du Big Bang, l'Univers a eu un début, il y a environ 13,7 milliards d'années. C'est là que le temps aurait commencé, et que l'espace, la matière et l’énergie seraient apparus. Les quatre forces d’interactions universelles auxquelles nous sommes soumis se trouvaient alors fondues en une seule "superforce": la "supergravité" quantique. Temps, espace, matière et énergie étaient indiscernables.


Le temps est donc lié à l’énergie, perdre du temps revient à perdre de l’énergie.


Si je reporte en permanence une tâche que je sais prioritaire mais qui ne me donne absolument pas envie, alors je vais perdre de l’énergie à devoir y penser constamment et également du temps à devoir la remettre chaque jour sur ma to-do alors que le sujet pourrait être déjà clos.


Si justement je renverse la vapeur en mettant de l’énergie dans une idée qui va générer des récompenses hormonales et cérébrales (endorphine, dopamine, etc.), alors je serai naturellement plus enclin à réaliser cette tâche.

Si par exemple je me force à exécuter une tâche que je n’aime pas faire juste avant de sortir, alors je la ferai bien plus facilement que si je ne me fixe pas un temps imparti pour l’exécuter et ne prévisualise pas le plaisir obtenu .


En somme plus j’amène un côté ludique à ce que je fais et plus j’aurai de probabilité de finaliser une tâche que je juge rébarbative (ex : mettre la musique à fond en rangeant une pièce en désordre, écouter un podcast en épluchant les légumes, profiter d’un temps de marche inexploité pour passer un coup de téléphone pénible, se fixer l’impératif d’avoir finalisé un dossier peu plaisant avant un départ en week-end …).


L’idée c’est de trouver du plaisir non seulement à avoir fait mais également à faire donc être dans une énergie positive qui nous encourage à effectuer cette tâche maintenant.









Comment ai-je envie d'utiliser mon temps bonus?


Le but premier à ne plus procrastiner, c’est de se permettre d’avoir le temps que l’on veut pour faire ce que l’on veut : retrouver une maitrise de son temps.


Pour cela il faut prendre conscience de ce dont on a envie et donc s’interroger sur cette réelle envie.


Si l’on m’offrait une 25e heure chaque jour en ayant pour seule contrainte que de devoir l’exploiter pleinement dans le but de me sentir bien, à quoi l’utiliserais-je ?


Cela nécessite une prise de conscience de ce dont on a vraiment envie. L’exploiter ne veut pas nécessairement dire « faire ». Au contraire, cela peut justement vouloir dire simplement ne rien faire. Juste se poser et apprécier l’instant, méditer et ne plus penser à rien.

Libre à chacun de définir sa vision de sa meilleure utilisation de cette heure bonus.


En prendre conscience et le noter permet de garder en tête notre vision de l’utilisation optimisée de notre temps.

Cela permet de poser le téléphone lorsque l’on prend conscience que cela fait plus de 20 minutes que l’on scrolle bêtement sur Instagram à regarder - entre autres - des couples qu’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam découvrir le sexe de leur bébé à naitre!




Mais alors par quoi commencer au quotidien pour lutter contre cette procrastination?


Pour gagner plus de temps au quotidien et ne plus procrastiner, nous pouvons déjà commencer par l’utilité du geste.

Lorsque je me déplace d’une pièce à l’autre, je peux me demander si je n’ai pas quoi que ce soit à rapporter. Ne pas mettre les mains dans ses poches peut paraitre très dérisoire, pourtant cela fait gagner énormément d’énergie. Si je n’ai pas les mains dans les poches alors je vais être plus enclin à ranger ce jouet qui traine au lieu de me dire « je le ferai après ».

Par exemple quand je range la chambre des enfants je m’assure de le faire toujours avec des poches. Cela me force à prendre tous les petits objets qui doivent être rangés dans une autre pièce et au fur et à mesure je prends plaisir à voir mes poches se vider. Sans ces poches, je laisse ces petits objets dans le coin « à ranger » qu’on ne range finalement jamais. Et le soir, l’objectif est d’avoir mes poches vidées. Cela libère des hormones du bonheur et va donc encourager mon cerveau à avoir encore envie d’opérer de la sorte jusqu’à ce que cela devienne une véritable habitude bien ancrée.


De la même façon, préparer ses affaires en amont demande moins d'énergie et fait baisser la charge mentale. L’anticipation est moins stressante et demande moins d'énergie que la préparation en dernière minute. L’anticipation nous permet d’être focus et donc d’avoir son temps dédié à la tâche alors que la précipitation nous fait penser à 1000 choses en même temps ce qui nous rend contreproductif et nous demande donc plus de temps. L’anticipation permet de reposer le cerveau contrairement à la préparation en dernière minute qui nous impose de devoir penser à ne pas oublier tel ou tel point.


De la même façon, préparer 2 repas en même temps nous demande presque 2 fois moins d’énergie que d’en préparer 2 à 2 temps différents : le batch cooking permet de se focaliser sur un type de tâches à la fois et donc - à nouveau - de gagner en efficacité.


Une prise de conscience de chaque moment inutilisé doit être effectuée de façon à apprécier cette possibilité que l’on s’octroie à ne rien faire et permettre à son esprit de vagabonder ou au contraire pour dédier des espace-temps à réfléchir à un sujet précis.

Quand je m’apprête à prendre l’ascenseur à la défense pour gagner le 28e étage, je sais que j’ai un temps trop court pour pouvoir l’utiliser à autre chose qu'à penser. Alors plutôt que de regarder le plafond péniblement pendant toute la durée de l'ascension, je focalise mon esprit sur une question à laquelle je dois m’apporter des solutions ou au moins réfléchir. Je peux sinon me poser l’objectif de ma journée dans ma tête. Ce temps devient donc créatif il n’est donc plus perdu et il parait très court et absolument pas pénible.

Pour ce faire, en attendant l’ascenseur je me demande à quoi j’ai envie de penser pendant mon ascension et je m’y tiens. Cela me permet d’optimiser mon temps et donc de le rentabiliser.


Toutes ces petites astuces semblent dérisoires . Pourtant, mises bout à bout, elles peuvent réellement permettre de faire gagner beaucoup de temps !


C’est ce que l’on appelle l’anticipation du futur et la conscience du présent. C'est déjà un premier pas pour lutter contre la procrastination.

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